Renvoi à la police

Observer dans la durée le renvoi par la victime à la police

Les infractions qui font des victimes directes – vols, cambriolages, dégradations, agressions… – viennent à la connaissance des institutions (notamment la police ou la gendarmerie) essentiellement quand ces victimes les informent. Leur propension à opérer ce ‘renvoi’ constitue donc une variable cruciale.

Et pourtant, tant que l’on a disposé seulement de données administratives, on n’avait aucune information sur ce renvoi. Il a fallu attendre le développement d’enquêtes en population générale pour parvenir à le mesurer (pour lire la suite cliquer ici).

1. Une propension au renvoi très variable selon les victimations

Le taux de renvoi varie dans d’importantes proportions selon la sorte de victimation (Pour lire la suite, cliquer ici)

Figure 1 : Taux moyens de renvoi par type d’infractions, France 2005-2018*

Source : INSEE                           Champ : France métropolitaine

*Pour les débits frauduleux, 2009-2018

 

Figure 2 : Taux moyens de renvoi par type d’infractions, Île de France 1999-2018

Source : IPR                                            Champ : Île-de-France

 

2. Des taux de renvoi assez stables dans le temps

On n’observe pas de changements très considérables d’ordres de grandeur des taux de renvoi dans le temps(Pour lire la suite, cliquer ici).

Figure 3 : Évolution des taux de renvoi, France 1984-2018

Source : INSEE         Champ : France métropolitaine

 

Figure 4 : Évolution des taux de renvoi, Île-de-France 1999-2018

Source : IPR          Champ : Île-de-France

 

3. Tout renvoi ne débouche pas sur une plainte

Toute victime qui informe la police ne va pas ensuite nécessairement jusqu’à déposer formellement plainte (Pour lire la suite, cliquer ici).

Figure 5 : Cambriolage de la résidence principale en France et Île-de-France, 1984-2018: évolution des renvois et plaintes (%)

Sources : CESDIP, INSEE, IPR             Champ : variable selon les enquêtes

 

Figure 6 : Vol dans et sur voiture en France et Île-de-France, 1999-2018 : évolution des renvois et plaintes (%)

Sources : CESDIP, INSEE, IPR              Champ : variable selon les enquêtes

 

Figure 7 : Vol personnel sans violence en France et Île-de-France, 1984-2018 : évolution des renvois et plaintes (%)

Sources : CESDIP, INSEE, IPR          Champ : variable selon les enquêtes

 

Figure 8 : Vol de voiture en France et Île-de-France, 1999-2018 : évolution des renvois et plaintes  (%)

Sources : CESDIP, INSEE, IPR             Champ : variable selon les enquêtes

Figure 9 : Destruction/dégradation de véhicule en France et Île-de-France, 1999-2018 : évolution des renvois et plaintes (%)

Sources : CESDIP, INSEE, IPR                     Champ : variable selon les enquêtes

 

Figure 10 : Violences physiques en France et Île-de-France, 1984-2018 : évolution des renvois et plainte (%)

Sources : CESDIP, INSEE, IPR                          Champ : variable selon les enquêtes

Figure 11 : Violences non physiques en France et Île-de-France, 1984-2018 : évolution des renvois et plaintes (%)

Sources : CESDIP, INSEE, IPR                              Champ : variable selon les enquêtes

 

Conclusion

En décidant – ou non – d’informer la police, puis de formaliser – ou non – une plainte, les victimes sont des acteurs majeurs, quoique non professionnels, du fonctionnement pénal. Leur propension à agir ou à s’abstenir varie considérablement selon les cas. En connaître les différents ordres de grandeur, savoir quels sont les déterminants du renvoi présentent donc un intérêt considérable. On peut voir là l’un des acquis essentiels des enquêtes de victimation.

Pour afficher l’ensemble de la fiche Observer dans la durée le renvoi par la victime à la police (pdf), cliquer ici.

 

Pour les problèmes méthodologiques communs à toutes ces observations dans la durée des délinquances, cliquer ici.